L’arrivée à Delhi donne le ton à un début de périple indien qui saura plaire aux amateurs d’aventure. Le vol arrive à l’heure (minuit 30) et on passe les douanes les doigts dans le nez. Reste à prendre nos bagages, et rejoindre le chauffeur de taxi de l’hôtel qui nous attend avec la petite pancarte « Richard Touchette – Rak Hotel ». Du moins c’est ce qui est prévu.
Après ½ heure, le sac d’Alexis apparaît. Le mien doit suivre incessamment. Eh bien non! Il faut donc que j’aille au comptoir, que je remplisse une série de formulaires et que j’espère que je retrouverai mes choses rapidement. Il est donc maintenant 2 heures du matin, heureusement que le taxi est là. Eh bien non! Il n’y est pas (ou il n’y est plus, c’est selon). Je me dirige donc au kiosque des taxis prépayés, je paie le nécessaire et on nous dirige vers un poste extérieur. Il fait chaud, très chaud. Environ 35 degrés. La situation est un peu chaotique, pas clair quel taxi on doit prendre. Un type m’aborde en me disant qu’il va chercher son véhicule et viendra nous prendre dans 2 ou 3 minutes. Bon, ça doit être OK…
Il arrive tel que promis, et on part. On discute en anglais limité, je comprends qu’il pratique le métier depuis trois mois seulement. Il semble confiant de pouvoir trouver notre hôtel, bien qu’il n’est pas très familier avec le quartier de Paharganj, où nous devons loger. Après quelques minutes, il arrête sur le bord de la route et il embarque un jeune homme, qui dit être de la parenté, et qui baragouine un peu mieux l’anglais. Il dit qu’on se rendra à Paharganj et qu’on demandera à quelqu’un rendu sur place pour l’hôtel. Mon pif me dit qu’on peut avoir confiance. Quelques minutes plus tard, on arrête une seconde fois, cette fois à une station de service, et on y laisse un pneu pour réparation. On va y arriver…
Tout se passe bien, et voilà donc qu’on nous y dépose et qu’on se lance à pied. Faut voir le bon côté, on est plus légers avec un sac de moins . Le quartier est désolant. Les jeux du Commonwealth auront lieu à Delhi en octobre, et la ville se refait une beauté. Pour l’instant, c’est ressemble un peu à un champ de bataille avec des tas de pierres et de sable dans la rue et des devantures complètement défaites. Pas très réconfortant. Après quelques minutes, on aperçoit une pancarte indiquant « Rak Hotel, This Way ». J’avoue ressentir un certain soulagement. On cogne à la porte, on réveille les deux gardiens couchés sur le sol devant la réception, et on y entre.
Nous dormons jusqu’à midi le lendemain alors que le téléphone sonne (oui, nous avons un téléphone dans la chambre, rien de trop beau). Mon sac est à la réception! Je descends le récupérer, et toute cette saga est maintenant derrière nous. On est prêt pour tout maintenant. Du moins c’est ce que je pense…
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