Je n’ai de possessions que ce qui entre dans mon sac à dos. Je réussi tout de même régulièrement à égarer plein de choses, notamment mes lunettes, ce qui n’aide pas pour retrouver lesdites choses. J’ai même réussi à perdre une paire de pantalons, une paire de bas, une orthèse pour soigner ma tendinite et un porte-savon (savon inclus). J’ai brisé trois stylos, j’ai déchiré mes pantalons (il faut que j’agence la couleur de mes bobettes à celle de mes pantalons), fendu mes bottes de marche et j’ai un guide de voyage archi-gondolé à cause de la pluie,
Il pleut. Il pleut souvent. Un peu trop. Assez pour causer de nombreux obstacles au transport routier. Assez pour causer plus de 100 morts et 500 blessés au Ladakh le 6 août dernier (il n’est pas sensé pleuvoir au Ladakh l’été), assez pour complètement changer mes plans car c’est justement au Ladakh que je comptais aller au début août et assez pour donner un ton général un peu gris au périple jusqu’à date. Tout est humide et le séchage des vêtements lavés peut prendre trois ou quatre jours et encore… Et moi qui partait me déposer à un endroit où il ferait sec et ensoleillé.
Bon, ça fait du bien de le dire. Cela étant dit, je me sens très bien. J’ai quitté Alex il y a un peu plus de 10 jours, et le voyage seul, ca commence à rentrer. Je suis dans le coin de Dharamsala. De ces jours j’assiste tous les matins à une méditation guidée d’une durée d’une heure au temple Tushita en haut de la colline. Pour être plus prêt du temple et pour sortir du brouhaha de la ville, je suis déménagé au village de Dharmakot à trois kilomètres de MacLeod Ganj. J’habite un tout petit guesthouse familial, et j’y suis le seul résidant. La chambre me coûte 100 roupies la nuit, soit 2.30 $ canadiens. Outre la méditation, il n’y a pas beaucoup à faire dans le coin, surtout quand il pleut (hier, il a plu toute la journée). Je ne fais donc pas grand chose. Je lis, je dors, j’écris, je mange au petit resto népalais à deux pas d’ici, la journée y passe. S’il faisait sec et ensoleillé, je resterais ici des semaines. Mais il pleut, alors… Alors je ne sais pas. La météo de l’âme est passablement influencée par la météo extérieure. Je lis beaucoup, passant du spirituel au polar selon l’inspiration. Everything that is outside is inside and everything that is inside is outside lisais-je hier soir. En effet…
Leh m’appelle toujours, je pense donc retourner à Manali et voir si la route est praticable et prendre le pouls de gens qui reviennent du Ladakh pour évaluer la situation. Si ce n’est pas vers le Nord, ce devra être vers le Sud, et là, tout est ouvert. Faudra aller pas mal au Sud pour échapper à la mousson et je n’ai pas vraiment envie de faire de grandes distances. On n’y échappe pas, il y a toujours des choix à faire.
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